Google+ Followers

lundi 24 septembre 2012

Voyous. Flammarion pilonne "C’est à cause des poules" sans m’en informer

Quand j’étais môme, mon grand-père Eugène me disait: "La poule, c’est comme le cochon, tout est bon… Mais moi, c’que je préfère, c’est le pilon…" Quelques décennies plus tard, je me mis en tête de raconter mes souvenirs et mes fantasmes d’endormeur de poules, dans un roman de terroir totalement halluciné qui parut aux éditions Flammarion en décembre 2000, grâce aux bons soins d’un éditeur philosophe totalement halluciné (hélas décédé en août 2003), Dominique-Antoine Grisoni, qui me fit ce magnifique cadeau.
Ce roman, sorti entre un roman du génie des particules Houellebecq et un roman du génie charismatique Picouly (donc quantité négligeable), se vendit à 1.225 exemplaires et obtint le très convoité Grand prix de la Mayenne 2000, qui me permit de renouer avec Paulette, ma maîtresse adorée de l’école de Madré (Mayenne). Je viens seulement d’apprendre, (presque) par hasard, qu’il a été pilonné il y a quelques années par l’éditeur, sans que j’en aie été informé (en violation totale du contrat que j’avais signé avec cette noble maison, qui vient d’entrer dans le giron gallimardien). Sacré Eugène, que ne t’ai-je écouté!!!!  Que ne suis-je devenu puisatier, maçon ou bedeau, au lieu de persister à embrasser la "carrière" d’écrivain…

vendredi 7 septembre 2012

Jules Bénuchot, héros de mon prochain roman

Jules Bénuchot est né en 1935 à Pantin. C’est le héros de mon prochain roman, L'esprit Bénuchot. Il porte un chapeau. Il vit rue de la Grange-aux-Belles, dans le Xe arrondissement de Paris, là où se dressait jadis le gibet de Montfaucon. Sa mère s’est jetée sous un train quand il avait 12 ans. Son père, disparu quelques semaines après son retour de stalag, n’a jamais donné signe de vie. Son épouse Adrienne est morte. Ils ne sont pas aimés longtemps. Juste le temps d’avoir  trois filles. La dernière, Adèle, qu'il chérissait particulièrement, a été renversée devant la gare de l’Est par un chauffard qui a pris la fuite. Il sait qu’un jour il le retrouvera… au hasard de ses pérégrinations dans les rues de Paris. Ses deux autres filles ne lui adressent plus la parole mais il s’en fout. Il vit seul, avec son chat Schrödinger, avec qui il a de longues conversations enrichissantes, et dont il n'est pas certain qu’il soit toujours vivant… Une fois par mois, il s'expatrie pendant trois jours dans une petite ville de la côte d‘Opale dont il garde jalousement le nom. Contrairement aux apparences, il est sain d’esprit.
Il a été chauffeur de taxi parisien et connaît Paris sur le bout des doigts. Il a exercé d'autres activités professionnelles moins recommandables, qui sont restées secrètes. Il note tout ce qu'il voit sur des carnets (il en possède près de 400). Il aborde les gens dans la rue. Il voudrait tout connaître sur eux.  Il les suit, parfois. Surtout si ce sont des femmes. Il se mêle de ce qui ne le regarde pas. Parfois ça lui pose des problèmes. Parfois il devient un héros. Il est persuadé que la physique quantique sauvera le monde de l'indigence et de la bêtise. Il m’a (presque) convaincu. Mais pour cela, j'ai dû m'initier à la chose et me plonger dans les arcanes de cette science aussi fascinante qu'irritante qu'est la mécanique quantique. 
Pour écrire le roman de sa vie, Jules Bénuchot a embauché Léa, une jeune artiste qui recouvre les murs, les trottoirs, les bancs de Paris du slogan  Regarde le ciel. À charge pour elle de décortiquer ses carnets. Et d'écouter les cassettes qu'il va lui donner au compte-gouttes, dans lesquelles elle découvrira des pans secrets de son existence.