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dimanche 17 mai 2015

Les "ambassades" Bénuchot : 20 cafés parisiens soigneusement sélectionnés

« Les cafés sont des sanctuaires où le quidam vient s’abreuver, méditer, discourir et, si l’envie l’en prend, se faire couronner roi. Passée la porte de votre café préféré, tout est possible. Il suffit d’arrêter le temps ; le dernier qui a parlé a toujours raison. »            [extrait de L’esprit Bénuchot]


Jules Bénuchot est un être fictif, principal protagoniste de mon prochain roman L’Esprit Bénuchot. En attendant la parution du livre, un site Internet sera mis en place, comprenant de nombreuses informations ne figurant pas nécessairement dans le roman, telles que les « ambassades Bénuchot ».
Qu'est-ce qu’une ambassade Bénuchot ?
Dans chaque arrondissement parisien, Jules Bénuchot, qui vit rue de la Grange-aux-Belles, près du canal Saint-Martin, dispose d’un café dans lequel il a ses marques depuis plus de trente ans. Il les appelle ses « ambassades ». Une fois par an (au minimum), il leur rend visite. En général, il a prévenu de son passage quelques jours plus tôt. Dans ce cas, sa table l’attend. Il s’installe au bar pour prendre l’apéritif – toujours un Dubonnet. Le rituel est infaillible. On est aux petits soins pour lui. Il prend des notes sur un vieux cahier Cadarache, ou sur un carnet. Les rumeurs les plus fantaisistes courent sur ce visiteur aussi rare que mystérieux. Est-ce un écrivain ? Un critique gastronomique ? C’est un des rêves inassouvis de Bénuchot : écrire un guide des petits cafés. Il laisse filtrer le bruit qu’il est en train de mettre la dernière main à un ouvrage sur les cafés de Paris, dans lequel il ne fera pas bon être absent. Le guide Bénuchot. Pour cette raison – on ne sait jamais –, on le respecte.

Quelles sont les conditions indispensables pour devenir ambassadeur ?
Cela se fait par cooptation. (Jules est le seul à décider : il faut pour cela avoir l’esprit Bénuchot.) Et comme chaque ambassadeur fait tout ce qui est en son possible pour le rester le plus longtemps possible, les postes sont rares.

Cinq critères essentiels
1°) Pas de téléviseur dans l’établissement (sinon l’ambassade perd son statut). Certains patrons ont résisté à la demande pressante de certains habitués. Question : vaut-il mieux perdre un habitué rentable mais banal, qui passe tous les jours, voire perdre la clientèle addictive des matches de football, ou perdre un client prestigieux, qui ne passe qu’une fois par an ?
2°) Le zinc doit être « à l’ancienne », avec une rampe en cuivre, des tabourets, de belles tables. Une décoration rétro sera un plus.
3°) Le patron doit pouvoir entretenir n’importe quelle conversation, mais il doit pouvoir aussi tenir à distance tout client trop envahissant ou fiche la paix à ceux qui ont soif de tranquillité. Sont proscrits des cafés tels que Le Sorbon (rue des Écoles), où l’on est reçu comme un chien dans un jeu de quilles. Ou des boui-bouis où les piliers de bistrot sont scotchés au bar.
4°) On y trouve, en plus du Parisien,  L’Auvergnat de Paris.
5°) Il doit y avoir quelques bouteilles de Dubonnet d’avance, l’apéritif favori de Bénuchot, pour qui il éprouve une grande nostalgie.

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