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mercredi 7 février 2018

Compte-rendu du procès en appel Reboux-Laval (verdict le 9 mars)

Églantine Laval, mythomane, escroc
  Le 2 février, je comparaissais devant la cour d'appel de Paris, saisie à ma demande suite à ma condamnation dans l'hallucinante affaire Églantine Laval, où j'étais poursuivi pour violences volontaires par une mythomane à qui j'ai juste demandé Et vous arrivez à dormir la nuit ?
  Quatrième procès depuis 2008, 5e comparution (un flic, l'Opus Dei, une flic devenue écrivaine, une magistrate, une escroc), il est heureux que la série Reboux au tribunal prenne fin. (Après, juré, craché, je ne sors plus de ma grotte…)
  N'ayant pas d'avocat, j'ai assuré ma propre défense. Une première pour moi. J'avais déjà été chroniqueur judiciaire pour le procès Guaino (pour L'Humanité), mais avocat, jamais !

Le fait d'être un homme fait-il de moi un potentiel acteur de violences à l'égard d'une femme ?
   Si la cour n'a guère apprécié cette remarque, mettant indirectement en cause la partialité du parquet de Montreuil, et même si je n'ai pas pu dire le quart de tout ce que j'avais prévu de dire, tout s'est à peu près bien passé. La présidente laissa d'emblée entendre qu'elle n'était pas dupe du manège de la femme Laval. "Quatre jours d'ITT sans traces de lésions traumatiques, c'est étrange !"
Églantine Laval ne manque pas d'air
  L'avocate générale, déchaînée – c'est l'usage, dit-on, lorsque les dossiers sont vides –, faillit avaler ses lunettes en apprenant que j'avais pris du sursis pour outrage et digéra assez mal de m'entendre dire, au détour de mon coming-out d'écrivain : "La violence, je me contente de la faire subir aux personnages de mes romans. Je n'ai jamais frappé personne. Et surtout pas une femme…"
  Mettant l'accent sur le témoignage d'un témoin avec qui je n'ai même pas pu être confronté et sur un certificat médical exempt de lésions traumatiques, elle recommanda la reconduction de la peine (800 € d'amende), se disant malgré tout prête à… couper la poire en deux ! À quoi je rétorquai qu'il ne saurait être question pour moi d'accepter la moindre condamnation. "Même condamné à un euro avec sursis, je me pourvoirai en cassation !" Lançai-je, en me drapant, à défaut de robe, dans ma dignité.
Verdict le 9 mars à 13h30