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dimanche 2 octobre 2011

Pour l'ex-flic Catherine Fradier, on ne peut pas lutter contre le délit d'outrage et être un bon éditeur


Le texte qui suit est extrait des conclusions de l'avocat de Catherine Fradier. A noter (un peu de délation ne saurait nuire à l'atmosphère de pourriture dans laquelle baignent les allégations de Mme Fradier) qu'à l'époque (été 2008), cette dernière avait refusé de signer la pétition demandant la dépénalisation du délit d'outrage au motif que cela pourrait lui porter préjudice dans ses rencontres avec la gente policière, dans le cadre de ses recherches pour l'écriture de ses futurs romans. C'est à ce genre de détail que l'on mesure la grandeur (et le professionalisme) d'un grand auteur de polar. L'ex-flic Catherine Fradier fait preuve de moins de prudence lorsqu'il s'agit de dénoncer les prétendues turpitudes d'un éditeur qui la suit depuis… près de 20 ans, et publia 4 de ses romans!

...."M. Reboux revendique dans ses écrits un comportement désinvolte et musclé comme peut en témoigner un article du journal Libération, évoquant le combat de M. Reboux pour la dépénalisation du délit d'outrage. M. Reboux apparaît comme un "anar", "d'une hypersensibilité totale", "aiguillé par la rage antiflic", "indécis", avec une "carrière relevant plus de l'inventaire à la Prévert que du parcours structuré".
....La description de son rôle d'éditeur est édifiante. "Aujourd'hui, il dirige tant bien que mal Après la Lune, fait quelques ateliers d'écriture qui l'aident à vivre sans l'enthousiasmer. (…) La maison d'édition, elle, est en friche. L'échec d'une très jolie collection, La Maîtresse en maillot de bain, l'a un peu plombée. L'activisme juridique de son dirigeant l'en a éloigné. (…) La fronde gronde d'ailleurs chez ses auteurs, qui trouvent que leur éditeur se mobilise trop pour ses combats et pas assez pour leurs livres. Les prochains titres ne sortiront qu'en avril 2009. L'outrageur a-t-il mangé l'éditeur? Continuer? Arrêter? Il hésite…"
Libération, "L'outrageur outragé", jeudi 23 octobre 2008

Face à une argumentation aussi imparable, nul doute que les juges sauront me condamner à une lourde peine!!! Je me permets tout de même de faire remarquer à l'avocat de C. Fradier que l'éditeur inconséquent que je suis a publié en 19 ans plus de 125 livres, parmi lesquels les premiers romans d'écrivains aussi mineurs que Yasmina Khadra ou Caryl Férey

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