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vendredi 13 mai 2016

La plainte de Brigitte Lamy (la magistrate qui estimait que la police a le droit de crever les yeux des manifestants à Nantes) classée sans suite

Oyez, oyez !
La plainte de Brigitte Lamy, qui me poursuivait pour avoir écrit un papier intitulé "Brigitte Lamy, la procureure de la République qui estime que la police a le droit de crever les yeux des manifestants", a été classée sans suite par le parquet de Saint-Nazaire car il y avait PRESCRIPTION. Oui, mon général, vous avez bien lu, PRES-CRIP-TION ! Ce qui signifie, en clair, que Mme Lamy, qui classe sans vergogne la plainte de personnes désireuses d’obtenir justice après avoir été gravement blessées par des policiers lors d'une manifestation, n'est pas non plus très douée pour poursuivre correctement un individu qui se moque sans vergogne de ses facultés à rendre la justice parce qu’elle ne porte pas de très bonnes lunettes.

La "justice", une affaire de point de vue
On sait bien, en effet, dans une France où un ancien président qui devrait dormir en prison peut pérorer dans les médias (et à susciter l'admiration de tarés congénitaux et le silence de journalistes morts de trouille), où les violences policières, le racisme, les remugles du fascisme, la corruption, l’indignité d'un personnel politique uniquement intéressé par ses intérêts personnels et sa réélection, et la "déchéance de moralité" en général [le terme est de moi] ont atteint des sommets inquiétants, on sait bien, dans cette France-là, que tout est affaire de point de vue, selon que vous placez du côté du pouvoir et de ce que l’on appelle à tort l’ordre (car l’anarchie, c’est aussi l’ordre, messieurs les  gouvernants !), ou du côté de ceux qui luttent contre le capital allié au pouvoir (loi El Khomeri, Notre-Dame-des-Lances, Good Years, etc).

Brigitte Lamy va pouvoir s’acheter de nouvelles lunettes !
Mais à quelque chose malheur est bon ! Brigitte Lamy n'a pas réussi à me faire condamner ! Cela ne l'a pas empêchée d'obtenir une promotion, puisqu’elle  a été nommée le 5 avril procureure générale près de la Cour d'appel d'Angers, avec, paraît-il, une augmentation de salaire conséquente qui lui permettra, espérons-le, de s’acheter de nouvelles lunettes afin de mieux faire la différence entre des violences policières "dures" (par exemple, un CRS qui crève l'œil d'un manifestant) et des violences policières "molles" (un CRS qui dégoupille négligemment une grenade lacrymogène ou donne un malheureux coup de matraque à un manifestant).
N'étant pas, mais alors pas du tout, d'un naturel rancunier, je lui souhaite donc bonne chance dans ses nouvelles fonctions !

Un juge qui condamne à 2 mois de prison ferme un homme qui a volé un paquet de riz et un paquet de nouilles dort-il bien la nuit ?
Dans le droit fil du papier qui m'avait valu d'être poursuivi par cette dame, je me permets d’accueillir, au hit-parade des magistrats soucieux de se ranger du "bon côté" de la matraque et d'assurer une justice de classe, qui renvoie au siècle des  "Misérables", ce juge de Cahors, qui vient de condamner un homme de 18 ans ayant volé un paquet de nouilles et un paquet de riz à deux mois de prison ferme ! Qui est cet homme (ou cette femme) ? Éprouvera-t-il (elle) une petite jouissance séminale en ouvrant son pâquet de pâtes Lustucru en rentrant du travail ? Dort-il (elle) bien la nuit ? En voilà une question qu'elle est bonne ! Critiquer la justice en tant qu'entité, c’est bien. Et c'est salutaire. Mais ce n'est pas suffisant. Il me semble important de dire qui sont ceux qui la rendent (ou ne la rendent pas), parfois en allant bien au-delà de ce que devrait leur imposer le bon sens et l'esprit de justice, théoriquement liés à des dispositions figurant dans le Code pénal. (Où est-il écrit qu'un homme ayant volé un paquet de nouilles devra dormir en prison?) Je pense à ce préfet qui ordonna une perquisition chez des maraîchers bio en Dordogne, au motif qu'ils avaient été signalés deux ans plus ans à une manif contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, mais les exemples sont légion, de ces magistrats, préfets, etc, dans le cerveau doit salement schlinguer. Il faut – on devrait – les citer nommément. Et ne pas se contenter de dire : "le tribunal de Cahors a condamné…" Non, ce n'est pas "le tribunal de Cahors" qui condamne un homme qui a volé un paquet de nouilles à deux mois de prison ferme, c'est un magistrat.   Ou un collège de magistrats, comme lors du jugement de relaxe du tribunal de Bobigny à l'égard du flic qui a tué d'une balle dans le dos Amine Bentounsi, (pour lequel le Parquet a fait appel). Cela dit, pour des raisons "personnelles", je passe mon tour, et je me garderai bien de poser cette question, car la dernière fois que je l'ai posée, cela m'a conduit, dangereux récidiviste que je suis, devant les tribunaux…
Sainte-Églantine-de-Montreuil

"Et vous arrivez à dormir la nuit ?" La question qui peut vous mener devant les tribunaux.
En effet, d'autres aventures judiciaires m'attendent, puisque le 16 juin 2016 à  9 h, je comparais devant le tribunal d'instance de Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour violences volontaires, poursuivie par une mythomane notoire dénommée Églantine Laval. Pour avoir posé à cette personne la question que l'on aurait envie de poser à tous ces salauds ci-avant évoqués la question qui tue : "Et vous arrivez à dormir la nuit ?" On pourra lire les détails de cette affaire ahurissante, où je suis poursuivi par le parquet de Montreuil, bien que les policiers m'ayant auditionné aient constaté que la "victime" était une affabulatrice en cliquant ICI.

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