![]() |
Ainsi qu’à toutes celles et ceux qui n’ont pas pu venir et m’ont témoigné de leur amitié et de leur soutien.
Digestif prévu le 24 mai 2013.
Où il est question des choses me passant par la tête, y compris celles n’ayant rien à voir avec la littérature, telles que ma PASSION (platonique) pour les POULES, mon amour de la LANGUE BÉNUCHOTE et mon AVERSION (épidermique) pour les POULETS.
![]() |
En décembre 2012 a paru chez Gallimard un roman de Philippe Forest, Le chat de Schrödinger, qualifié par Dominique Léger dans L’Express de premier roman quantique. Ce qui est loin d’être vrai puisque paraissait en 1992 à la Série Noire un roman atypique, inclassable et génial du mytérieux A.C. Weisbecker où la physique quantique tenait un rôle primordial (il y était notamment question du comportement alléatoire des particules, dans une intrigue se déroulant chez des trafiquants de drogues mexicains). D’autres ouvrages romanesques traitent également de ce sujet casse-gueule (la physique quantique, rappelons-le aux aliborons, s’intéressant à l’infiniment petit, tandis que la littérature, a priori, traite, comme la physique newtonienne, de l’univers macroscopique). Résolu à garder une certaine "virginité", j'avoue que je ne les ai pas lus, me contentant d’ouvrages de vulgarisation, notamment l’excellent Petit voyage dans le monde des quanta, d’Étienne Klein, et de conférences sur le sujet, dont la très réjouissante rencontre avec le prix Nobel de physique Serge Haroche organisée par Libération en janvier (et à laquelle Monsieur Bénuchot était, bien évidemment, présent) , en attendant d’assister à ses cours (là, ça ne va plus rigoler!) au Collège de France.
Étant attelé, depuis 18 mois, à l’écriture d’un roman dont la physique quantique est l’un des fils directeurs, j’ai tout naturellement lu le roman de Philippe Forest (dont je n’avais auparavant rien lu), un peu abstru au départ, je dois l’avouer (on n’entre pas dans l’univers quantique comme dans un moulin!), mais dont les sillons métaphysiques (surtout dans les trente dernières pages) tracent des pages d’une effarante beauté (et aussi d’une tristesse infinie).
Dans le très beau Conférence au club des intimes (Phébus),
Anne Matalon se penche sur ses origines grecques et juives, et nous transporte
en 1913 à Salonique, capitale d'un cosmopolitisme
harmonieux, où Turcs,
Grecs, Bulgares, Serbes, Croates, Albanais, Tsiganes, insouciants des menaces
qui pèsent, Salonique où se rendent deux jeunes peintres, un Suisse et un Français, en
mal d'émotions fortes et de beauté pure, sur fond du voyage qu’effectua cette même année
le peintre Paul Klee. Dans ce troisième roman, salué par Le Monde des Livres et Paula Jacques dans
son émission Cosmopolitaines sur France Inter, et qui obtint le prix
Littérarure Alberto Benveniste 2002, Anne donnait toute la mesure de son talent
d’écrivaine.

![]() |
Retrouvailles émues avec le pas piqué des hannetons commissaire Marcel Coltraz, à peine vieilli, ainsi que le maire anarchiste de Villemoche, Étienne Carval.